grand poème symphonique      
         
 

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Un jour j’ai voulu savoir comment éclate une voix comment pénètre un couteau dans le corps.
J’ai vu que tout n’était qu’épanchement de lumière.
Alors frappant le sol fendant la terre je me suis dirigée avide et sauvages
comme la femme primitive vers les lilliputiens de la foire les frères siamois
les sirènes qui me montrèrent leur corps meurtri et leur belle âme.
J’ai reniflé leurs replis leur graisse leurs larmes leur peau avait des reflets moirés d’écailles de poisson.

     
 

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Du Grand poème Symphonique 23 octobre 1998.
J’ai eu dans une époque antérieure une passion singulière pour un chat belliqueux
porteur suprême d’extase clarifiée
dont l’œil bleu de France répandait tous les ordres des sentiments les plus hauts.
Ses déambulations suaves le menaient aux sources de la pensée la plus rigoureuse.
Ce chat divin au pelage d’un chatoiement unique
se couchait sur des amoncellements de volumes ouverts
traitant des grandes questions cruciales avec la grâce ampoulée
d’un être enflé de feux astraux et de la couleur idéale des gemmes.